Le nouveau site Advisiale sera en ligne prochainement

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Nous avions réglé notre compte à rebours
pour fin janvier.
Des contretemps techniques
repoussent la date de mise en ligne
de notre nouveau site
à la première quinzaine de février.
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Voici les principales mesures fiscales qui ont été présentées par le chef de l’état dimanche 29 janvier.
Les débats parlementaires sont attendus dans le courant du mois de février.
S’inscrivant dans le cadre de l’allègement du coût du travail, il est proposé :
• Hausse de 1,6 point de la TVA à taux normal
Actuellement à 19,6, elle passerait donc à 21.2%. Celle-ci ne concernerait pas les produits alimentaires, les médicaments et les produits de première nécessité.
• Hausse de 2 points de la CSG à 10,2% à compter du 1er juillet 2012
Cette nouvelle augmentation portera donc le niveau global des prélèvements sociaux sur ces revenus et produits de 13,5 % à 15,5 %. Ne seraient en revanche pas impactés les revenus d’activité et de remplacement.
• Taxe sur les transactions financières
A compter d’août 2012, une taxe sur les transactions financières sera instituée, fixée à hauteur 0,1%. Les CDS (credit default swaps), qui sont des instruments spéculatifs sur la dette souveraine, paieront aussi cette taxe et les achats spéculatifs par ordinateur paieront aussi.
• Hausse des pénalités en cas de fraude fiscale
Valérie Pécresse entend insérer l’examen de cette disposition au sein du collectif budgétaire de février.
Sur fond de restrictions budgétaires drastiques, voici les principales mesures contenues dans la loi de finances pour 2012, qui impactent les investissements et les niches fiscales.
Rabot des niches fiscales de 15 %
Une réduction supplémentaire de 15 % des avantages fiscaux, déjà rabotés de 10 % en 2011, est mise en place à compter de l’imposition des revenus de 2012. Ne sont toutefois pas concernés les trois avantages fiscaux suivants :
- aide fiscale (réduction ou crédit d’impôt) pour l’emploi d’une aide à domicile ;
- crédit d’impôt au titre des frais de garde des jeunes enfants ;
- réduction d’impôt pour investissement locatif dans le logement social outre-mer.
Plafonnement global
Le plafond global des avantages fiscaux est à nouveau réduit à 18 000 € majorés de 4 % du montant du revenu imposable. Il s’applique à compter de l’imposition des revenus de 2012. Il concerne les avantages fiscaux octroyés au titre des dépenses payées, des investissements réalisés ou des aides accordées à compter du 1er janvier 2012.
Toutefois, des modalités particulières d’entrée en vigueur du nouveau plafond sont prévues pour certains investissements immobiliers en métropole et les investissements outre-mer, afin de ne pas pénaliser les investissements dont la réalisation effective intervient en 2012, mais pour lesquels la décision d’investissement a été prise avant le 1er janvier 2012.
Ainsi, ne sont pas concernés par le nouveau plafond, et demeurent donc soumis au plafond antérieur, les avantages procurés par les réductions d’impôt mentionnées liés aux investissements locatifs non professionnels dans des résidences meublées et les investissements locatifs Scellier accordées au titre de l’acquisition, selon le cas, de logements ou de locaux pour lesquels une promesse d’achat ou une promesse synallagmatique (ou compromis de vente) a été souscrite par l’acquéreur avant le 1er janvier 2012.
S’agissant du dispositif Scellier, le nouveau plafond ne devrait pas concerner :
- en cas de construction de logements par le contribuable, les investissements pour lesquels la date de dépôt de la demande de permis de construire est intervenue avant le 1er janvier 2012 ;
- en cas de souscription de parts de SCPI, les souscriptions réalisées avant le 1er janvier 2012.
Dispositif Scellier
Il fait l’objet de plusieurs modifications :
- à la limite de 300 000 € (inchangée) est ajoutée une autre limite de prix au mètre carré, en fonction de la zone d’implantation du logement ;
- le champ d’application du dispositif est étendu aux logements remis à neuf, réhabilités ou transformés par le vendeur avant l’acquisition ;
- le dispositif est désormais exclusivement réservé aux logements BBC (bâtiment basse consommation) ;
- les taux de la réduction d’impôt (normale ou intermédiaire) connaissent une nouvelle diminution.
Par ailleurs, le dispositif Scellier outre-mer, qui devait s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2017, est supprimé dès 2013. Enfin, s’agissant des souscriptions de parts de SCPI, il est précisé que les campagnes de souscription ne peuvent pas excéder une période de douze mois.
Nouvelle limite de prix au mètre carré
Le prix de revient du logement est désormais retenu dans la limite de plafonds par mètre carré de surface habitable fixés par décret en fonction de la localisation du logement et sans pouvoir dépasser 300 000 €.
Ces plafonds de prix de revient par mètre carré devraient être fixés aux montants suivants :
Zone A bis 5 200 €
Zone A 5 000 €
Zone B1 4 000 €
Zone B2 2 100 €
Zone C (sur agrément) 2 000 €
Ce plafonnement de la base d’imposition s’applique aux dépenses payées à compter du 1er janvier 2012, à l’exception de celles pour lesquelles le contribuable justifie qu’il a pris, au plus tard le 31 décembre 2011, l’engagement de réaliser un investissement immobilier.
L’engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle ait été enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011 et que l’acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012.
Nouveaux taux
Les nouveaux taux passent :
- de 18 % à 16 % pour les logements BBC acquis ou construits en 2012 ;
- de 9 % à 8 % pour les logements non BBC acquis en 2012, lorsque la demande de permis de construire a été déposée avant le 31 décembre 2011. Lorsque le dépôt de la demande de permis intervient après cette date, aucune réduction d’impôt n’est accordée.
Compte tenu de la réduction générale de 15 % des niches fiscales, les taux de 16 % et 8 % sont respectivement ramenés à 13 % et 6 %.
Pour le dispositif Scellier intermédiaire, la réduction forfaitaire de 30 % sur les revenus perçus reste inchangée. En revanche, la réduction supplémentaire de 5 % par période triennale est ramenée à 4 % (voir tableau plus haut).
Le dispositif Scellier outre-mer est supprimé par anticipation pour les investissements réalisés à compter de 2013 (initialement, le dispositif devait s’arrêter en 2017), et ramène le taux de la réduction d’impôt de 31 à 29 % pour les logements acquis ou construits et pour les souscriptions réalisées en 2012.
Compte tenu de la réduction générale de 15 % des niches fiscales, le taux indiqué est fixé à
24 %.
Comme pour les investissements réalisés en métropole, il est toutefois prévu un dispositif transitoire en faveur des logements acquis entre le 1er janvier et le 31 mars 2012 lorsqu’ils ont fait l’objet d’un contrat de réservation signé devant notaire ou enregistré au plus tard le 31 décembre 2011. Pour ces investissements, la réduction d’impôt s’applique au taux en vigueur au 31 décembre 2011, soit 31 %.
Réduction d’impôt Bouvard
Le taux de la réduction d’impôt est ramené à 14 % pour les logements acquis en 2012, dernière année au cours de laquelle un investissement ouvrant droit à l’avantage fiscal peut en principe être réalisé. En tenant compte du rabot de 15 % de certains avantages fiscaux, le taux de la réduction d’impôt est en fait ramené à 11 % pour les investissements réalisés en 2012.
La diminution du taux de la réduction d’impôt ne s’applique pas aux acquisitions pour lesquelles le contribuable justifie qu’il a pris, au plus tard le 31 décembre 2011, l’engagement de réaliser un investissement immobilier. L’engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011 et que l’acte authentique soit passé au plus tard le 31 mars 2012.
Les acquisitions antérieures à 2012 bénéficient d’un taux de réduction d’impôt de 18 %.
Maintien de la réduction au-delà de 2012
La réduction d’impôt est maintenue au-delà de 2012 pour les acquisitions d’immeubles :
- neufs ou en l’état futur d’achèvement ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire avant le 1er janvier 2012 et faisant partie d’un ensemble immobilier dont un logement au moins a été acquis neuf ou en l’état futur d’achèvement avant cette même date ;
- achevés depuis au moins quinze ans, ayant fait l’objet ou faisant l’objet de travaux de rénovation et faisant partie d’un ensemble immobilier dont un logement au moins a été acquis avant le 1er janvier 2012 et qui a fait ou qui fait l’objet des mêmes travaux.
L’acquisition du logement concerné doit intervenir avant le 1er janvier 2015 et la réduction d’impôt s’applique au taux de 2012 (11 % après rabot).
Cession d’un logement autre que la résidence principale
L’article 5 de la loi exonère d’impôt sur le revenu la plus-value réalisée lors de la première cession d’un logement, lorsque le cédant n’est pas propriétaire de sa résidence principale et remploie le produit dans l’acquisition de sa résidence principale. L’exonération entre en vigueur le 1er février 2012.
Logements concernés
Sont visées les cessions de logements autres que la résidence principale. Le logement s’entend de tout immeuble bâti affecté à l’habitation (maison individuelle ou appartement dans un immeuble collectif), mais les modalités de son occupation - logement donné en location, occupé à titre de résidence secondaire, laissé à la disposition gratuite de tiers ou laissé vacant - sont sans importance. Ne peuvent donc pas bénéficier de cette exonération les cessions de terrains à bâtir ou de locaux affectés à un usage autre que l’habitation (locaux commerciaux, industriels ou professionnels).
Conditions à respecter
Elles sont au nombre de trois :
Première cession
L’exonération s’applique à la première cession réalisée par le contribuable. Celui-ci ne peut donc en bénéficier qu’une seule fois, mais seules doivent être prises en compte les cessions de logements qui ne constituent pas la résidence principale du cédant.
Cédant non propriétaire de sa résidence principale
Le cédant ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la cession.
Remploi du prix de cession
L’exonération est subordonnée au remploi par le cédant du prix de cession dans l’acquisition ou la construction d’un logement, qu’il affecte, dès son achèvement ou son acquisition si elle est postérieure, à son habitation principale.
Le remploi doit être effectué dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession.
En cas d’acquisition de la nouvelle résidence principale, ce délai court donc, en pratique, depuis la date de l’acte notarié de cession du logement exonéré jusqu’à la date de l’acte authentique d’acquisition du nouveau logement.
Le remploi peut n’être que partiel, l’exonération étant alors limitée à la fraction du prix de cession qui est effectivement remployée.
Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
Il est institué une contribution exceptionnelle assise sur le revenu fiscal de référence des contribuables les plus aisés. Cette contribution additionnelle à l’impôt sur le revenu est calculée en appliquant un taux de :
- 3 % à la fraction du revenu fiscal de référence comprise entre 250 000 et 500 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés et à la fraction comprise entre 500 000 et 1 000 000 € pour les contribuables soumis à imposition commune ;
- 4 % à la fraction du revenu fiscal de référence supérieure à 500 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés et à la fraction supérieure à 1 000 000 € pour les contribuables soumis à imposition commune.
Des modalités particulières de calcul sont toutefois prévues en cas de perception de revenus exceptionnels. Elle s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2011.
Micrologements
Il est mis en place une nouvelle taxe sur les locations de logements dont la surface habitable n’excède pas quatorze mètres carrés.
Elle concerne les logements donnés en location nue ou meublée pour une durée d’au moins neuf mois. Les résidences avec services, telles que les résidences de tourisme, les maisons de retraite ou encore les résidences pour étudiant, soumises à la TVA ne sont pas visées par cette taxe.
Le logement doit être situé dans une zone où il existe un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logement. Le classement des communes dans ces zones est établi par un arrêté des ministres chargés du Budget et du Logement, qui doit être révisé au moins tous les trois ans.
Sont concernées les grandes agglomérations et notamment l’agglomération parisienne. La définition du périmètre géographique visé est identique à celle correspondant à la zone A pour l’application du dispositif Scellier.
La taxe est due lorsque le montant du loyer mensuel, charges non comprises, excède un seuil fixé par décret, compris entre 30 et 45 € par mètre carré de surface habitable.
La taxe est assise sur le montant des loyers perçus au cours de l’année civile au titre des logements imposables.
Il s’agit donc des loyers bruts avant déduction des charges de propriété. En cas d’option pour le régime micro-foncier, l’assiette concerne le loyer perçu avant l’application de l’abattement de 30 %.
Le taux de la taxe est déterminé en fonction de l’écart entre le montant du loyer mensuel pratiqué (charges non comprises) et la valeur du loyer mensuel de référence, selon les modalités figurant dans le tableau ci-dessous :
Ecart entre le loyer mensuel pratiqué
et le loyer de référence Taux de la taxe
Inférieur à 15 % 10 %
Supérieur ou égal à 15 % et inférieur à 30 % 18 %
Supérieur ou égal à 30 % et inférieur à 55 % 25 %
Supérieur ou égal à 55 % et inférieur à 90 % 33 %
Supérieur ou égal à 90 % 40 %
Prélèvements libératoires (1)
Les taux des prélèvements forfaitaires libératoires sur les dividendes et sur les produits de placement à revenu fixe sont majorés. Les nouveaux taux s’appliquent aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2012.
Pour les dividendes, le taux forfaitaire libératoire applicable, sur option, aux dividendes est porté de 19 à 21 %. Compte tenu des prélèvements sociaux (13,5 % depuis le 1er octobre 2011), le taux est ainsi relevé à 34,5 % à compter du 1er janvier 2012. Le prélèvement est calculé sur le montant brut des revenus perçus sans déduction des frais et charges, ni abattement.
Pour les produits de placement à revenu fixe, le taux de droit commun du prélèvement forfaitaire libératoire applicable sur option ou d’office est porté, depuis le 1er janvier 2012, de 19 à 24 % (37,5 % avec les prélèvements sociaux).
(1) Ces augmentations ne sont pas issues de la loi de finances pour 2012, mais de la loi de finances rectificative pour 2011.
extrait Investissement Conseils janvier 2012
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Loi de Finances rectificative pour 2011 : régime d'imposition des plus-values immobilières des particuliers
Les parlementaires ont maintenu l'exonération sur les plus-values mais au prix d'un allongement du délai de détention pour en bénéficier.
Les propriétaires détenant un bien secondaire ou locatif en direct ou via une société (SCI, SCPI) devront attendre 30 ans et non plus 15 ans pour être exemptés d'impôt sur les plus-values.
La progressivité est modifiée. Le régime remis en cause prévoyait un abattement de 10 % par an au-delà de la cinquième année. Comme ce dernier, le nouveau régime ne pratique aucun abattement en cas de cession durant les cinq premières années. Ensuite, entre 5 ans et 17 ans de détention, la plus-value brute est réduite de 2 % par an, puis de 4 % entre 18 et 24 ans de détention, et enfin de 8 % après 25 ans pour atteindre une exonération entière au bout de 30 ans (voir tableau). Le régime demeure donc plus favorable pour les biens détenus de longue date (36 % d'exonération à 20 ans et 60 % à 25 ans contre seulement 20 % à 15 ans). En revanche, l'abattement fixe de 1.000 euros est quant à lui supprimé.
L'application de cet aménagement porte sur les cessions faisant l'objet d'un acte authentique à compter du 1er février 2012. Ce délai doit permettre de ne pas modifier la donne pour les affaires engagées. En comptant en moyenne deux à trois mois entre une promesse de vente et la signature de l'acte, la mesure concernera donc les transactions débutées en novembre prochain.
Extrait Agefi Actifs – Pélagie Terly 16/09/2011